Mise en lumière de la nouvelle activité d’Antonietti par l’Est Républicain

L’entreprise historique de serrurerie et menuiserie, implantée depuis 1947 dans le Pays de Montbéliard, veut se relancer après une période de difficultés économiques. À sa tête, une nouvelle équipe et un nouveau directeur général, Henri Chompret, qui a conservé 21 des 26 salariés de la société.

Du changement à la tête de l’entreprise de serrurerie et menuiserie Antonietti

C’est fait, depuis le 10 septembre dernier. L’entreprise Antonietti, en proie à des difficultés financières, a été rachetée par la holding TESSEO, gérée par deux frères, Henri et François-Xavier Chompret. C’est Henri, qui est devenu le directeur général d’Antonietti en septembre dernier.

« On a racheté l’entreprise à la barre du tribunal de commerce de Belfort », explique le directeur pour signifier que l’affaire s’est conclue plus vite que prévue. La nouvelle équipe veut insuffler de nombreux changements dans la gestion du quotidien, sans faire la révolution : « On part sur les mêmes marchés ». La serrurerie concerne une branche du bâtiment qui construit tout ce qui est fermeture métallique, et plus largement tout objet en métal. Concrètement, pour son grand chantier actuel à l’hôtel du Département de Vesoul, Antonietti est en charge, entre autres, du changement de 321 châssis de fenêtres. « On fabrique aussi des rampes d’escaliers ou des mains courantes », détaille le directeur.

De nouveaux bureaux d’ici un an

Parmi leurs clients potentiels, on trouve les industriels ou encore les bailleurs sociaux, qui peuvent faire appel à eux, comme ce fut le cas récemment, dans le cadre de la rénovation énergétique d’un bâtiment. « Ils en ont profité pour changer le garde-corps métallique des balcons », explique Henri Chompret en désignant une pièce flambant neuve.

On travaille encore à l’ancienne, au sein de l’usine située au 11 rue de Bouquière. Outre leurs bureaux quelque peu vétustes – « On espère en trouver de nouveaux, dans la zone de Technoland, d’ici un an » -, soudeurs et travailleurs manuels se côtoient dans les ateliers. « Ils possèdent un savoir-faire traditionnel, c’est un domaine où il y a encore peu d’évolutions technologiques. Les imprimantes 3D vont arriver, mais ce n’est pas pour tout de suite. »

Une vingtaine d’embauches d’ici 5 à 10 ans

L’ancienne équipe, qui avait contribué à la création des courts de Padel de l’Ascap, comptait miser sur le développement de cette discipline en plein essor pour accroître son chiffre d’affaires. « C’est intéressant de se diversifier et d’avoir cette compétence dans notre escarcelle », commente le directeur. « Mais ce n’est pas notre priorité ». Manière de dire que, pour relancer la machine, il préfère se concentrer sur son cœur de métier. Si les mois à venir seront plus calmes, conséquence de la baisse d’activité de l’entreprise avant son rachat, la nouvelle équipe compte bien relancer la machine : « Je pense qu’on est capable de créer une vingtaine d’embauches, d’ici 5 à 10 ans ». À l’image de l’entreprise DZ Aluminium, que les deux frères gèrent déjà en Alsace : « C’était un simple négociant, qui comptait trois emplois. C’est devenu un industriel qui compte aujourd’hui 13 employés ».

Par Boris MASSAINI – 06 déc. 2019 à 05:02